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A propos de Vent du Soir
A propos de vent du soir
Nous sommes dans une île sauvage et cannibale de l’Océanie, un jour d’orage.
Vent-Du-Soir est dans une situation délicate : il doit recevoir Lapin-Courageux pour régler les dissensions récurrentes entre les deux tribus, mais la chasse est si maigre qu’il n’y a rien à servir au dîner de gala. Et pas le moindre repris de justice à mettre en sauce.
Survient alors un jeune homme, seul rescapé d’un naufrage provoqué par la tempête. La première personne qu’il rencontre est Atala, la fille de Vent-Du-Soir. C’est le coup de foudre. Atala présente son nouvel amoureux à son père qui le trouve… à son goût. Il charge, en catimini, son cuisinier, d’accommoder le jeune homme pour en faire un ragoût acceptable.
Lapin-Courageux arrivé, on passe à table. « De qui mangeons-nous, papa ? » demande ingénument Atala. Cette question devient extrêmement embarrassante quand Vent-Du-Soir découvre au cours de la conversation que son plat principal est en fait le fils de l’invité d’honneur : Arthur. Celui-ci avait été envoyé à Paris pour faire ses humanités et son retour était annoncé pour aujourd’hui. La guerre paraît inévitable. Heureusement, Arthur avait soudoyé le cuisinier et c’est l’ours sacré de la tribu qui fût cuit à sa place.
Une paix durable sera désormais assurée par le mariage des deux jeunes gens.
Vent-Du-Soir est dans une situation délicate : il doit recevoir Lapin-Courageux pour régler les dissensions récurrentes entre les deux tribus, mais la chasse est si maigre qu’il n’y a rien à servir au dîner de gala. Et pas le moindre repris de justice à mettre en sauce.
Survient alors un jeune homme, seul rescapé d’un naufrage provoqué par la tempête. La première personne qu’il rencontre est Atala, la fille de Vent-Du-Soir. C’est le coup de foudre. Atala présente son nouvel amoureux à son père qui le trouve… à son goût. Il charge, en catimini, son cuisinier, d’accommoder le jeune homme pour en faire un ragoût acceptable.
Lapin-Courageux arrivé, on passe à table. « De qui mangeons-nous, papa ? » demande ingénument Atala. Cette question devient extrêmement embarrassante quand Vent-Du-Soir découvre au cours de la conversation que son plat principal est en fait le fils de l’invité d’honneur : Arthur. Celui-ci avait été envoyé à Paris pour faire ses humanités et son retour était annoncé pour aujourd’hui. La guerre paraît inévitable. Heureusement, Arthur avait soudoyé le cuisinier et c’est l’ours sacré de la tribu qui fût cuit à sa place.
Une paix durable sera désormais assurée par le mariage des deux jeunes gens.
Note du metteur en scène
Fidèles à notre vocation de défricheurs du catalogue offenbachien, nous avons choisi, pour cette 6ème édition du festival, de vous présenter Vent du Soir.
Créées en 1857, les mésaventures anthropophages des chefs des Papas-Toutous et des Gros-Loulous parurent scabreuses à plus d’un : « On sait que la scène des Bouffes Parisiens est le champ d’asile des fictions et des impossibilités. Tout ce que l’imagination peut rêver de paradoxal et d’hétéroclite trouve un refuge devant cette rampe et un écho sur ce pupitre. Mais la bouffonnerie, l’excentricité, le genre grotesque même, ont leurs limites. La folie qu’on vient de nous offrir, pour vouloir trop atteindre le but, l’a tout simplement dépassé. » Pourtant, le critique ajoute : « Non seulement M. Offenbach n’a pas craint de mettre en musique cette parade d’anthropophages, mais il a eu le courage d’assaisonner cet horrible festin à une de ses sources les plus mélodieuses. » Même le public parut un moment dérouté par le sujet et l’excentricité de la pièce. Mais très vite, le succès fut au rendez-vous et Offenbach afficha souvent Vent du Soir dans son théâtre. L’ouvrage fût créé en français à Vienne en 1861, avant de connaître, en 1862, les honneurs de la traduction qui lui assurera de nombreuses reprises outre-rhin. La structure de la pièce française fût à cette occasion quelque peu transformée et l’on y ajouta un chœur et 3 rôles supplémentaires. Cette adaptation allemande est assez proche du livret proposé à la censure parisienne en 1857 et refusé sans doute parce qu’il outrepassait les privilèges accordés alors au théâtre d’Offenbach.
J’ai souhaité établir pour le festival une version toute spéciale de Vent du Soir qui tienne compte de ses différents avatars. Elle donne la parole au cuisinier Papeï-gné-du-tout (muet dans la version française) et lui offre même un air (tiré des Bergers, opéra-comique en 3 actes créé en 1865 et très oublié de nos jours) et rejoint, je l’espère, les intentions premières d’Offenbach et de son librettiste.
Créées en 1857, les mésaventures anthropophages des chefs des Papas-Toutous et des Gros-Loulous parurent scabreuses à plus d’un : « On sait que la scène des Bouffes Parisiens est le champ d’asile des fictions et des impossibilités. Tout ce que l’imagination peut rêver de paradoxal et d’hétéroclite trouve un refuge devant cette rampe et un écho sur ce pupitre. Mais la bouffonnerie, l’excentricité, le genre grotesque même, ont leurs limites. La folie qu’on vient de nous offrir, pour vouloir trop atteindre le but, l’a tout simplement dépassé. » Pourtant, le critique ajoute : « Non seulement M. Offenbach n’a pas craint de mettre en musique cette parade d’anthropophages, mais il a eu le courage d’assaisonner cet horrible festin à une de ses sources les plus mélodieuses. » Même le public parut un moment dérouté par le sujet et l’excentricité de la pièce. Mais très vite, le succès fut au rendez-vous et Offenbach afficha souvent Vent du Soir dans son théâtre. L’ouvrage fût créé en français à Vienne en 1861, avant de connaître, en 1862, les honneurs de la traduction qui lui assurera de nombreuses reprises outre-rhin. La structure de la pièce française fût à cette occasion quelque peu transformée et l’on y ajouta un chœur et 3 rôles supplémentaires. Cette adaptation allemande est assez proche du livret proposé à la censure parisienne en 1857 et refusé sans doute parce qu’il outrepassait les privilèges accordés alors au théâtre d’Offenbach.
J’ai souhaité établir pour le festival une version toute spéciale de Vent du Soir qui tienne compte de ses différents avatars. Elle donne la parole au cuisinier Papeï-gné-du-tout (muet dans la version française) et lui offre même un air (tiré des Bergers, opéra-comique en 3 actes créé en 1865 et très oublié de nos jours) et rejoint, je l’espère, les intentions premières d’Offenbach et de son librettiste.
Yves Coudray